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Une aurore boréale pourrait être responsable du naufrage du Titanic

Une nouvelle étude suggère que l’interférence d’un orage géomagnétique pourrait avoir contribué au naufrage du Titanic. Les particules chargées de l’aurore boréale ont peut-être été assez fortes pour affecter les systèmes de navigation et de communication du navire.

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Une nouvelle explication au naufrage du Titanic

La nuit du 14 avril 1912, l’un des pires accidents maritimes de l’histoire s’est produit lorsque le paquebot britannique, le RMS Titanic, a heurté un iceberg et a coulé dans l’océan Atlantique Nord. Sur les 2 240 passagers et membres d’équipage à bord, environ 1 500 ont été perdus la vie.

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Une nouvelle étude a suggéré que l’interférence des aurores boréales, cette nuit fatidique, pourrait avoir contribué à la catastrophe du navire. Mila Zinkova, chercheuse et photographe météorologique indépendante, a examiné les conditions météorologiques de la nuit où le Titanic a coulé. D’après les témoignages des survivants et les journaux de bord du navire, les traînées colorées des aurores boréales étaient très nombreuses la nuit de la tragédie.

Les aurores boréales en cause

L’étude, publiée dans le journal Weather en août 2020, a ensuite avancé que le géomagnétisme de l’aurore aurait pu interférer avec le système de navigation du Titanic ainsi qu’avec ses communications, ce qui a probablement entravé les efforts de sauvetage ultérieurs.

Selon la NASA, les aurores boréales se forment dans le ciel nocturne en raison des tempêtes solaires générées par le soleil. Ces tempêtes solaires contiennent des amas de particules chargées qui sont parfois assez fortes pour se propager jusqu’à la Terre. Lorsque ce gaz électrifié rencontre l’atmosphère terrestre et voyage à travers le champ magnétique de la planète, il interagit avec les gaz atmosphériques comme l’oxygène qui brillent alors en vert, rouge, violet ou bleu. Ces tempêtes peuvent également interférer avec les signaux électriques et magnétiques de la Terre, provoquant des surtensions et des perturbations.

La présence d’aurores boréales confirmée

Comme Mila Zinkova l’a souligné dans son article, si un orage solaire ou géomagnétique était assez puissant pour produire une aurore boréale, alors cette même énergie magnétique peut avoir été assez forte pour affecter les systèmes de navigation et de communication à bord du Titanic de 269 mètres, ainsi que ceux d’autres navires venant à son secours.

James Bisset, second officier du RMS Carpathia qui a réussi à sauver quelques survivants, a noté dans son journal de bord la nuit du sauvetage, « Il n’y avait pas de lune, mais l’aurore boréale scintillait comme des rayons de lune jaillissant de l’horizon nord ». Même si le Carpathia est arrivé pour sauver les survivants cinq heures plus tard, James Bisset a rapporté qu’il pouvait encore voir les « rayons verdâtres » des aurores boréales.

Les systèmes de navigation affectés par la force géomagnétique

De plus, Lawrence Beesley, l’un des rares survivants de la tragédie, a écrit à propos d’une lueur qui « s’est propagée en éventail dans le ciel nordique, avec de faibles serpentins s’étendant vers l’étoile polaire ». Pour Mila Zinkova, cela semblait être clairement une description d’aurores boréales.

L’étude a démontré que les aurores boréales étaient visibles la nuit de la tragédie, et elle a ensuite suggéré que la force géomagnétique de l’aurore a affecté les systèmes de navigation du Titanic, le conduisant peut-être tout droit vers l’iceberg. Même une légère déviation de 0,5 degré par rapport à sa trajectoire suffirait à orienter le navire vers une collision mortelle, et il est possible que des interférences magnétiques aient causé une telle erreur sur les boussoles du navire. « Cette erreur apparemment insignifiante aurait pu faire la différence entre entrer en collision avec l’iceberg et l’éviter », a écrit Mme Zinkova.

Des problèmes en cascade pour le navire

De plus, les rapports de la nuit-même de la catastrophe citent des signaux radio « bizarres » entendus par les opérateurs à bord du RMS Baltic, un autre navire venu au secours du Titanic.

Certains des signaux de détresse émis par l’équipage du Titanic n’ont même pas été enregistrés et le Titanic n’aurait pas reçu un certain nombre de réponses. Par ailleurs, une autre théorie avance qu’un incendie à bord du navire, survenu quelques nuits avant le naufrage, a contribué à la catastrophe. Bien que la plupart des historiens s’accordent à dire que le choc avec l’iceberg est ce qui a réellement fait couler le navire, les dommages antérieurs au navire n’ont peut-être fait qu’accélérer sa disparition. Il faut croire qu’une malchance totale ait scellé le destin du Titanic.

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